Jean-Luc Mélenchon souhaite ainsi "réorganiser la gauche" et n'hésite pas fustiger le Parti Socialiste qu'il a quitté en 2007, le qualifiant "d'astre mort qui ne fait que continuer sur sa lancée"tout en dénonçant son orientation vers le centre gauche.
Eva Joly, remporte la primaire d'Europe Ecologie- Les Verts, avec 58,16% des suffrages devançant ainsi le favori Nicolas Hulot et ses 41,34%.
22 861 votants pour une participation de 69,49%, la primaire écologiste a bel et bien consacrée ce mardi la victoire d'Eva Joly comme représentante officielle d'EELV aux présidentielles françaises. La candidate de 66 ans et d'origine norvégienne, s'est vue dès lors créditée de 7 à 9% des votes (selon le candidat retenu lors des primaires socialistes) dans un sondage.
Une victoire sans surprise
Mais la victoire d'Eva Joly etait quasiment écrite d'avance alors qu'elle rafla de peu la victoire dès le premier tour avec 49,75% des suffrages. D'ailleurs Nicolas Hulot avait reconnu plus tôt la victoire de la candidate dans un communiqué publié début d'après-midi sur son propre site internet. Il souhaite ainsi à "Eva Joly et à Europe Ecologie-Les Verts de rencontrer l'adhésion du plus grand nombre dans la campagne présidentielle à venir" rajoutant que son " engagement écologique, chacun le sait, ne se résume pas à ce parcours dans la Primaire. Demain comme hier seul compte de savoir là où je pourrai être le plus utile à cette cause majeure qu'est l'écologie."
Redynamiser sa campagne en faisant parler de soi? Oui mais cela n'est pas toujours bien perçu et Manuel Valls l'apprend aujourd'hui à ses dépends.
Le député maire d'Evry et candidat à la primaire socialiste a semé la pagaille au sein du PS. Avec 3% d'intention de vote et donc bon dernier dans les sondages, Manuel Valls a fait parlé de lui et a provoqué l'exaspération au sein de son propre parti. Celui qui assure qu' "il n'y aura pas de retour à la retraite à 60 ans"et qui ne crois pas aux "trois cent milles emplois jeunes" promis par le PS, se fait des ennemis. En effet après avoir critiqué à plusieurs reprises la loi sur les 35 heures, il s'en prend maintenant a plusieurs mesures adoptées par le Parti Socialiste. Chose d'autant plus étonnante que le projet du parti a été adopté à l'unanimité lors de la convention nationale du 28 mai où Valls était présent.
Alors que Nicolas Hulot, petit nouveau en politique, était annoncé vainqueur ou du moins préféré à Eva Joly, il s'avère que les résultats du scrutin ont quelque peu changé la donne.
En effet 69 voix c'est ce qui a manqué à l'écologiste pour remporter le scrutin dès le premier tour des primaires écologistes. Malgré la cote de popularité de l'ex-animateur de TF1, les électeurs lui ont préféré Eva Joly avec 49,75% des voix contre 40,22% pour Nicolas Hulot. Stéphane Lhomme et Henri Stoll ont quant à eux eu respectivement 4,44% et 5,02% des voix.
La longévité d'Eva Joly aurait eu un impact sur les résultats entend-on dire par certains, alors que Nicolas Hulot, lui, aurait mis plus de temps à se lancer concrètement et à se positionner politiquement. La candidate quant à elle maintient depuis un bon bout de temps sa ligne de conduite à gauche et soutient son ambition de faire une alliance avec le PS en 2012. C'est donc a Grenoble lors du deuxième tout que sera officiellement désigné le candidat pour représenter Europe Ecologie-Les Verts.
Alors qu'on connaissait leurs intentions depuis un bon bout de temps déjà, voici que les deux candidates socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal viennent d'annoncer leur candidature à la primaire socialiste.
Bien que l'on parle depuis des mois de ces deux annonces, les deux femmes du PS avaient choisi de laisser durer le suspens quant à l'annonce officielle de leur entrée dans la course. La candidate du deuxième tour aux élections présidentielles de 2007, Ségolène Royal, a donc décidé de remettre le couvert. Celle qui avait déjà amorcé un début de campagne médiatique ces derniers temps, n'a annoncé officiellement sa candidature à Arçais que dimanche dernier. Ségolène Royal souhaite désormais être la "présidente des solution" et dit avoir apprise de ses erreurs, elle annonce ainsi: "J'ai choisi d'être parmi vous pour vous dire la plénitude et le bonheur que je ressens de m'engager dans la campagne présidentielle pour continuer à être utile à la France dans notre pays, dans notre patrie".
http://www.youtube.com/watch?v=CtNriuh82xk
Une deuxième femme dans la course...
Après Ségolène Royal, c'est au tour de Martine Aubry d'annoncer sa candidature à Lille. Celle qui avait convenu avec DSK de s'écarter de la route vers la présidentielle si celui-ci était désigné favori, tente finalement sa chance. Malgré les quelques allusions sur cette possible candidature de nombreuses personnes la disait hésitante, chose à laquelle elle a répondu en annonçant sa candidature ce mardi, jour d'ouverture des candidatures pour le scrutin qui désignera le représentant du PS. C'est du coup dans sa ville qu'elle a prononcé son discours, souhaitant vouloir " rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité." Elle n'a cependant pas oublié de rappeler la solidarité et les valeurs communes dont veulent faire preuve les membres du PS: "Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Socialiste, confiante dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays" et surtout sa volonté de rassembler de toute part: "Je veux plus que tout rassembler, rassembler aujourd'hui les femmes et les hommes de gauche, les écologistes et les humanistes, pour que demain en 2012 nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière."
http://www.youtube.com/watch?v=4DBfdV3KE-g
Avec ces deux nouvelles candidatures, la liste officielle des candidats déclarés aux primaires socialistes passe de quatre à six, rejoignant ainsi celle de François Hollande, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Christian Pierret.
Alors que les Verts ce "réunissaient" se weekend, les communistes ont fait de même à Montreuil dans le cadre d'un accord global portant sur l'élection d'un candidat, le programme du parti et les élections législatives.
Et avec une grande majorité, 63,6% des votes, c'est Jean-Luc Mélenchon qui a été désigné par ses compères délégués comme candidat du Front de Gauche pour les élections présidentielles. Malgré le score incontestable du candidat, c'est cependant aux militants du parti qu'il reviendra de voter définitivement les 16, 17 et 18 juin prochain. Et oui car Mélenchon n'est pas le seul candidat..Soutenu par ses pairs il devra cependant affronter André Chassaigne et Emmanuel Dang Tran. Nouveauté donc du côté des primaires communistes qui ont un peu changé la donne en autorisant l'ajout de plusieurs noms sur le bulletin de vote. Une mesure qui a d'ailleurs été adoptée à 79,91% des voix. Malgré cette motion, les délégués du parti tiennent quand même à rappeler aux militants que: «Sur la base du contrat du Front de Gauche pour 2012, la conférence nationale propose aux communistes de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour cette élection».
Suite à cette élection, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a tenu à rappeler les volontés de la gauche pour les présidentielles sur les ondes de RFI: « Ce qui nous motive, c'est la nécessité d'aller aux élections de 2012 pour faire gagner la gauche. Avec au coeur de la gauche, un front de gauche qui porte des options de rupture sociale fortes et de contestation du pouvoir actuel des marchés financiers. ». Selon lui la réussite du Front de Gauche se baserait sur "une campagne collective" il doit également faire valoir la "construction collective avec des forces différentes".
Les Verts se réunissent ce weekend à La Rochelle et tentent par la même occasion de faire oublier les petites tensions au sein du parti.
Rassemblement sur fond de division
Alors que ces retrouvailles de trois jours sonnent aussi la réelection pour la troisième fois d'affilée de Cécile Duflot en tant que secrétaire nationale du partie avec 92,7% des voix, elles sont également marquées par l'absence de Daniel Cohn-Bendit. Le candidat au poste de secrétaire qui, lors du vote des militants dimanche dernier, a essuyé un échec avec 26,3% des votes, n'a pas souhaité être présent pour le rassemblement. L'homme qui trouve que le parti "n'est pas à la hauteur de l'espoir" né des européennes 2009, ne souhaite pas se retirer du jeu et plaide même pour un ralliement avec le Parti socialiste dès le premier tour des élections présidentielles. Il confie même concernant son candidat préféré que : «Si Martine Aubry dit qu'elle est pour la sortie du nucléaire alors que François Hollande est contre, je serai plutôt pour elle.»
Alors que le début du rassemblement se passait plutôt bien, Nicolas Hulot, tout jeune politicien, a crée la confusion au sein du parti, en apprenant à ses dépens que politique et honnêteté ne font pas toujours bon ménage. C'est ainsi lors d'un diner avec des journalistes qu'il a avoué avoir envisagé "un court temps" une coalition avec Jean-Louis Borloo. Sacrilège pour les Verts qui ont eu beaucoup de mal à digérer. Ceci a néanmoins permis à Eva Joly, son adversaire, de sortir les armes: "« Dans une campagne politique, il faut savoir distinguer ses alliés et ses adversaires ». Elle a d'ailleurs rajouté que l'animateur était le clone de Nicolas Sarkozy. Alors que Nicolas Hulot a tenté de revenir sur ses propos pour calmer la polémique, la secrétaire du parti a quant-à-elle rappelé "qu'aucune alliance avec aucun représentant de la majorité présidentielle» n'était possible. Les autres adversaires en ont également profité pour démontrer par cette malencontreuse petite gaffe que le candidat n'était pas, selon eux, l'homme de la situation pour 2012.
Néanmoins malgré les critiques, Nicolas Hulot continue sur la lancée de sa campagne se positonnant sur les sujets d'actualités comme celui qui sera l'enjeu des élections 2012: le nucléaire. Quant à l'union des Verts on repassera...